lundi, septembre 11, 2006

repos.

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tu as aussi longtemps
veillé sur ta soeur endormie
couchée de bonne heure

à l'impossible nul n'est
en son réel tenu

et révant mille contes nu
sous l'inconfort du harnais
j'ai appris le bonheur

forêt d'âmes de fourmis
de fou dormir content

et révant mille contes nu
sur l'inconfort doux harnais
de s'endormir enfin.

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lundi, juin 12, 2006

pelouse.

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nous chantions à plein régime

l'hymne étreint d'abondance
du souriant vainqueur
nous étions en fin de quai
et en latin le chef de choeur
nous donnait l'illusion sainte
de brouter la mesure.

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mercredi, mai 17, 2006

azur.

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si seuls ceux qu'accuse et blesse
cupidon saoûl en goguette
ont leur chance au jeu fortune
de l'amour et du plaisir
ne vous faites pas d'illusion
une fleche en foudre l'aveugle
il se fait fort d'ajuster
son ardeur aux lances des cieux.
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lundi, mai 15, 2006

orage.

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faites ce qui vous semble apte
hommes à vous rendre humain
mariez vous s'il le faut
il est souvent trop tard
quand on pense à demain

seul le vécu rend beau
annoblit les époux
et attendrit les coeurs
quand l'orage suit son cours
quand il n'est point trop tard

si l'olympe s'offre à vous
alors ne rien faire pour ..
est un crime crapuleux
rimbaud a su lui quand
il fallait rendre l'âme.



voir son brouillon ici
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mercredi, décembre 14, 2005

sons indigenes.

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mes mots valises seront coupés
plus aucun son ne voudra sortir
de nos lèvres abusées


les eaux salies de mon trouble et
museaux d'un jeu mon drap d'or
je posais dans un musée


mes vocalises rebonds coulés
supposent un mont de sourates
sordides feu mes rêves amusés.

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lundi, novembre 14, 2005

schönberg


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l'horizon reste ancré souvent
au delà du seuil des morts
en dehors des nuages
et si je semble admettre au sol
la sueur folle qu'elle me coûte
l'envie me fait ombrage
ayons le courage du mentir
seuls les éclairs nous honorent
sous les colonnes du temps.


l'eau filait folle sans s'éteindre
l'eau de la dune seule est noble
en dehors des nuages.

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lundi, novembre 07, 2005

[re]trouvailles.

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le compte à rebours est commencé
nous allons entrer au coeur des vies pures
les coureurs nains sont prévenus

ce son a le goût des trots dansés
où à l'ombre en étau leurs vessies s'usent
et nous leur pinsons ève nue.

[...]

sept six cinq quatre deux zéro
j'ai oublié de prendre l'allure
ces coussins sont velus.



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samedi, septembre 17, 2005

il faut dire

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..et il faut dire honnête leurs ombres ne manquent d'allure
comme l'accoutumance au foncé se fait vive
comme le chasseur occit concourt indemne et pur
s'en sortir deux dés font la paire soluble oursin

bougons et grincheux chercheurs d'or
tel ce singe sans son sceau sur la colline
comme ce songe sans cerveau geint d'abriter leur lune
agrume poussin en peine mon pauvre nez criant

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la vie claire.

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la vie claire m'émeut ô d'un souffle rond en fleur
l'assaut fait l'homme prieur ou décombre d'engelure
le verglas fréquent d'un coup lui romp notre horreur
or leurs grands mots sont doux à l'échelle d'une vie

toutes vos calomnies bues ne rendront les coeurs saints
qui foutront feu au astres comme un être débutant
mettront feu au mistral d'où leur corps répugant
pleurent
l'omerta d'un silence romp le cours du sort


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jeudi, septembre 08, 2005

aurore


aurore

leurs ponts-levis s'abaissent intimant l'ordre d'oser
égout rudimentaire dont l'humble sort par le haut
vers l'au-delà se trouvent un costume mille grandeurs
sommes nous enfin sûr que nos oeuvres puissent être montrées

leurs ponts-levis s'affaissent ouvrant aux hommes un mur
cette coulée de lave qui fond sur nos jeunes printemps
si l'on coince nos tchadors sous une fente de fauteuil

nos fonds de vie s'avèrent forts déroutants

[extraite d'Odécaphonisme(s)]

son manifeste :
http://odkmanifeste.blogspot.com/
odécaphonisme inédit :
http://odk-suite.blogspot.com/

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lundi, septembre 05, 2005

prélude

conte de l'affolant ordinaire.

souvent ce sont nos verres qui trinquent
tu dors ailleurs
et les portes
claquent sur nos tympans meurtris
les gonds grincent sur leurs socles
l'hypocampe se cabre
une de mes mains poursuit son cap
et l'autre vient sur quelque signe avant coureur
doucement poser ses ongles
mais tu es déja loin
de l'imposture nouvelle qui changera mon corps
en un bol de lueur
bain de grace baigné d'oubli
comment te dire avec douceur
que sans ton visage nos cernes s'écoutent geindre
que nous n'avons plus sommeil
que nous ne sommes plus qu'un
les moutons s'éparpillent par hordes
d'humains seuls
les moutons mutins s'étripent
tout nu de complaisance
invoquons notre désir
mille drapeaux sans pudeur
découvrant ce linceul
nos incommensurables pensées nous bercent
ce décompte opportun pour
adulte qui fait peur
je bois les conséquence
incompatible amant aux yeux
troués du peuple
à l'oeil d'époux
beaucoup de peines embrassées
la quintessence du désir croupi
qui du présent obscur joue l'accueil
gardez leçon votre chien docile
la foule en délire eut tort de rompre nos laisses
tort de rompre nos liens



[...]


strofka

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jeudi, novembre 18, 2004

statue

[extrait d'Odécaphonisme - début]


enfin le fond surgit pour happer les cordes creuses
cours biographe interroge sur l'ampleur de l'ombre
cette barbe rousse leur brûle il semble bon d'invoquer
les formules magiques en déclin son souffle meurt

[...]

.. en cours d'édition ..

dimanche, octobre 24, 2004

entre autre